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 Histoire de Mizuki Yuzuhira

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MessageSujet: Histoire de Mizuki Yuzuhira Sam 22 Juin - 20:13

Princesse d'un Manoir
 
 
 
Dans les couloirs, j'entends les bruits de course de quelqu'un que je ne vois pas. Cette personne s'arrête, et frappe à ma porte. D'une voix claire, je lui donne la permission d'entrer. Un vieil homme, à la chevelure grisonnante et aux lunettes rondes, entre. Il se tient droit, impeccablement, tout dans sa posture inspire le respect, la bonne éducation. Il me regarde avec des yeux doux. Je suis assise sur une chaise qui n'est pas très confortable, devant mon bureau de bois marron foncé. Le Majordome s'incline gracieusement, je le regarde faire, indifférente. Sa voix usée résonne dans ma chambre vide.
 
"- Mademoiselle, votre petit déjeuner est servi. Madame m'a demandé de venir vous chercher. Suivez moi je vous prie."
 

Je penche la tête sur le côté et lui souris. Je me lève, ou plutôt, je glisse le long de le chaise rude et me dirige en trottinant vers le domestique. Ma robe toute rose et pleine de froufrous ravissants me gêne dans mes mouvements. Le vieil homme me sourit à son tour. Soudain, je trébuche malencontreusement dans l'un de mes volants. Pourtant, je ne touche pas terre : mon majordome m'a rattrapé avec habileté.  Sa grande main ridée se tendit vers la mienne, avec humilité. Alors je pris le bout de ses doigts pour me relever.

 
"-Prenez soin de vous ma Demoiselle. Un jour, je ne serai plus capable de vous rattraper. 
 
"- Ne parle donc pas déjà de malheur Christopher ! Allons, mère nous attend !"


 
-"Vous avez raison, pressons le pas."
 
Nous marchons dans le couloir, le pas vif. Je connais ce manoir comme ma poche, car c'est ma maison. L'endroit que je préfère en ce lieu, c'est le jardin. Il est vrai que mère s'emporte souvent parce que je ne fais guère attention, et que je me salis. D'ailleurs, dès que je suis tâchée mère est contrariée !
Après quelques instants de marche, le majordome ouvre une grande porte à doubles battants. Alors de nouveau, je découvre la serre. Cet endroit tellement magnifique, plein de si jolies fleurs. Je suis bien déçue de ne pas avoir le droit d'en cueillir une ou deux pour en faire un petit bouquet. Au centre de la serre, près d'une jolie fontaine sculptée, se tient une table. Assise, une très belle femme au visage serein. Elle a de magnifiques cheveux blonds attachés en un somptueux chignon qui laisse quelques mèches bouclées caresser son cou. Ses yeux verts expriment la sévérité, mais aussi justesse. C'est ma mère. Elle est impériale, élégante, belle. Une femme enviée par bien de ses paires. Depuis toujours, à chaque fois que mes yeux d'enfant se plantent dans les siens, je m'émerveille, et souhaite lui ressembler. Mère, auparavant, était une Princesse; elle s'est mariée avec Père, le Comte. Tout deux vivent heureux ensemble. Mais ils ne s'aiment pas, pas comme s'aiment Christopher et ma nourrice. Ce n'est pas la même chose que je peux voir quand ils sont ensembles. Mais je ne suis pas inquiète, parce que malgré tout ils s'aiment ,à leur façon, et ils m'aiment. C'est la seule chose qui m'importe.
Le majordome tire la chaise, m'aide à m'installer, puis prend congé. Les servantes se succèdent pour nous apporter thé, chocolat chaud, biscuits, gâteaux... Et  même des fruits  aujourd'hui  ! Même si j'ai envie de tout dévorer goulûment, je me retiens, je prends mon temps, je savoure. Sinon Mère serait contrariée, et ses jolis traits se plisseraient de façon disgracieuse. Soudainement, Mère me fixa, et me demanda.
 
"- Comment te portes-tu aujourd'hui mon enfant ?
 
- Je vais pour le mieux mère, je ne me sens plus du tout fatiguée."
 
Elle sourit, visiblement soulagée.
 
"-C'est très bien. Ce médecin t'as bien soignée. Ne t'avise plus de sauter dans les flaques quand l'orage gronde au dehors ! Le pluie te mouille, le vent te glace les os et tu prends mal.
 
- Oui mère, je suis désolée, je ne recommencerais plus."
 
La Dame but une gorgée de son thé, reposa soigneusement sa tasse sur la soucoupe, rajouta un sucre, mélangea, et reprit.
 
"- Tu as déjà 7 ans Mizuki. Demain ton éducation scolaire commencera. Je souhaite que tu sois attentive et sérieuse avec le professeur qui est responsable de ton enseignement. Tu seras récompensée à chaque fin de semaine si ton travail me satisfait."
 
En mordant dans un biscuit sec, je hoche la tête, sans répondre directement. Je sais parfaitement ce que veut  Mère, et quelles seront ses exigences. Elle désire que j'atteigne la perfection, que je sois une jeune fille exceptionnelle et sage, à son image. Elle voudrait me marier aux Princes des environs. Mais je ne rêve pas d'une vie oisive comme elle. Rester assise, regarder par la fenêtre et envier ceux qui se promènent dehors, ce n'est pas quelque chose que je supporterais. Je le sais, ma mère est bienveillante, mais je veux choisir par moi même, et non rester prisonnière toute ma vie comme le pauvre canari dans la chambre de Père.
Une fois notre petit déjeuner terminé, ma nourrice vint me chercher. C'était une petite femme toute ronde aux mains potelées. Elle a toujours était très douce avec moi, mais je crois qu'elle l'a été avec tout le monde. Je n'ai jamais su d'où elle venait, si elle avait des origines roturières ou non. Parfois je me dit que Christopher est peux être un Prince déchu. Je l'imagine avec une couronne, en bon roi de son royaume. 
Tandis que ma nourrice m'habillait avec une robe de satin vert, je n'imaginais pas que ma vie allait être chamboulée, en seulement quelques secondes. Je pensais rester pour toujours Princesse de ces lieux, poupée dans une maison que je ne quitterais pas. Les choses sont certainement mieux ainsi, mais je me demande souvent comment ma vie aurait été si ma maison n'avait pas brulée.

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MessageSujet: Re: Histoire de Mizuki Yuzuhira Sam 22 Juin - 20:14

Requiem
 
 
Je regarde cette chose danser devant mes yeux. Cette chose qui me donne chaud, et froid. Cette chose qui se joue de moi, qui lèche sans états d'âme, les meubles de ma chambre. Je regarde le feu, qui envahit à une vitesse fulgurante la pièce. Comment est-ce possible, que s'est-il passé ?? Je me lève, regarde à droite, à gauche, totalement paniquée. Aidez-moi ! Aidez-moi ! Je ne veux pas me faire dévorer par ces flammes avides de chair ! Des larmes roulent sur mes joues, des larmes de peur. Je ne veux pas mourir ! Toute ma chambre est en flamme ! Tout brûle, crépite, il y fait une chaleur infernale. Mon cœur bat à tout rompre. Je tremble, de chaque partie de mon être. Ces flammes écarlates qui détruisent tout ce  qui m'appartient me font si peur ! Alors j'ouvre la bouche pour hurler de toute mon âme, crier ma détresse à qui m'entendra pour qu'il vienne m'aider. Mais aucun son ne sort de ma gorge. Rien du tout, juste un souffle. Je respire la fumée qui me brûle les poumons, je commence à respirer plus vite, à haleter, cherchant vainement de l'air qui pourrait apaiser mon effroi. Je vois l'un des volants de ma robe emporté par les flammes. Je vois ce feu, qui remonte le long de mes jambes. Alors sans aucune réflexion ni regret, je déchire ma robe, je déchire mes vêtements. Ma jolie robe émeraude se transforme en cendres. Je suis presque nue, je n'ai que mes sous vêtements. Alors, quand je vois que même ma porte est prise par les flammes, et que je sais que si je saute par la fenêtre je mourrais, quelque chose en moi se brise. L'insouciance de ma vie disparait. Mes yeux se font ternes, je vais mourir, c'est trop tard. Je suis bien égoïste, de penser à moi dans une situation pareille. C'est vrai, car je le vois bien, ma chambre n'est pas la seule à brûler. J'entends les piaillements du canari dévorés par le feu ravageur. J'ai l'impression que l'enfer s'abat sur moi, j'ai l'impression d'y avoir été projetée pour une raison que j'ignore. Je m'adosse à un mur qui n'est pas encore attaqué, je glisse tout du long, et me recroqueville sur le sol. Je n'ai jamais pensé à la mort, pourtant je ne pensais pas disparaitre ainsi. J'aurais aimé faire plus de choses, j'aurais voulu être plus sage, j'aurais dût écouter Mère avec plus d'attention. Mais maintenant, je me rend bien compte que les regrets ne servent à rien. Tandis que je me perd dans mes lamentations, la porte est arrachées de ses gonds. Une silhouette entre, me prend dans ses bras, sort de la chambre et cours dans les couloirs. Je ne réalise pas tout de suite que quelqu'un est venu me sauver. Mais quand je vois le visage noirci et brûlé de Christopher, je pleure. Il est là ! Il est venu me sauver ! 
 
 "- Merci, merci Christopher ! J'ai eu si peur, j'ai pensé mourir !"
 
 Un sourire douloureux se dessina sur son visage blessé. D'une voix qui laissait imaginer l'état de sa propre gorge, il s'exclama.
 
 "- Ma douce Demoiselle ne devra pas craindre la mort tant qu'elle ne m'aura pas emportée. Je serai toujours là, près de vous, je veillerai sur votre santé toute ma vie. Nous allons sortir de là, je suis sûr que nous allons retrouver vos parents."
 
 Je me sens soulagée, sauvée. Alors encore plus de larmes coulent sur mes joues, tandis que nous courons toujours parmi les flammes. Il avance méthodiquement, prudemment, mais rapidement. Il est parfois obligé de faire des détours, quand le sol s'effondre à certains endroits, ou que le feu est trop fort pour être traversé. Je suis dans ses bras, je le vois, il souffre. J'entends son cœur battre plus vite que le mien. Il tient nos vies entre ses mains. Sa respiration se fait vacillante. Ses poumons semblent en très mauvais état. D'ailleurs, avec lui je ne pense plus à ma propre personne. Je ne me soucie plus de mes pieds, ou de mon corps tout entier qui me fait souffrir. A mes yeux, en cet instant, il est le seul qui compte pour moi.
Finalement, nous arrivons dans le hall. 
 La sortie est là, tout près, je peux voir la grande porte ouverte, et dehors, plusieurs personnes rassemblées. Mais je n'en vois pas beaucoup. Ils sont six maximum. Ce qui veux dire que des servantes et domestiques sont encore enfermés dans le brasier. Je suis triste, je ne pensais pas que je ne les reverrais plus jamais. Tout à coup, Christopher s'arrête. Il regarde devant lui, en fronçant les sourcils; il me regarde, et serre les dents. Alors je regarde ce qui semble l'inquiéter. Devant nous, le plafond menace de s'écrouler sur la porte, notre sortie, notre victoire, la seule issue assurant notre survie. Je déglutis, consciente à présent de ce qu'il faut faire. Je remarque d'un voix tremblante.
 
 "- Si nous restons là, le feu nous détruira ! Mais si nous traversons et que le plafond s'effondre..."
 
 Je pleure, encore. Mes yeux se remplissent de larmes, je sanglote. Je ne veux pas ! Je ne veux pas mourir ! Non, pitié, aidez Christopher ! Nous voulons vivre encore un peu ! Je veux jouer dans la serre, sauter dans les flaques les soirs d'orages. Je veux fabriquer des bouquets, je veux que Mère me gronde encore, que  Père s'enferme dans son bureau, comme avant. J'enfouis mon visage dans le col de mon majordome qui me tiens dans ses bras. Il tapote mon dos, me caresse les cheveux, et s'exprime avec calme, un grand sourire apaisant au milieu de son visage.
 
 "- Ma Princesse, pleurez tant que vous pouvez encore. Pleurez, soulagez votre esprit. Nous traverserons ma Demoiselle, je vous sauverai, coûte que coûte. Vous avez encore bien des choses à accomplir, même si j'ignore lesquelles. Votre visage est trop doux pour disparaitre loin de mon regard. Je vous sauverai, au péril de mon existence."
 
 Je veux croire en ces paroles bienveillantes, je veux espérer que nous nous en sortirons vivants. Alors, sans aucune hésitation, ni dans ses mouvements ni dans son regard, il s'élance. Il descend les escaliers à vive allure, zigzague entre les différentes poutres enflammées sur le sol. Plus que quelques mètres, et nous serons sauvés ! Un craquement sinistre retentit. Christopher me serre plus fort contre lui, et continue de courir vers la porte. Mais le plafond ne tint pas. Le bois était trop endommagé, il s'écroula sur nos têtes, dans un bruit de fin du monde. Quand j'ouvris les yeux après le choc, j'étais allongée sur le sol. Les flammes crépitaient tout autour de moi. J'étais sous les poutres, sauf qu'elles ne m'atteignaient pas. Alors je regarde tout autour de moi, dans l'espoir de trouver une sortie, dans l'espoir de retrouver mon compagnon d'infortune. C'est mon majordome qui empêche les poutres de m'écraser. Il est au-dessus de moi. Dans son dos, plusieurs objets son profondément enfoncés. Des objets incandescents, des poutres de bois qui flambent. Je regarde son visage avec effroi. Des gouttes de sang perlent sur ma fine nuisette blanche. Je tremble, je comprends, je sais, mais je ne veux pas. Il est presque mort. Il était déjà presque mort en venant me chercher, c'est sa loyauté qui lui permet de se mouvoir, de m'apporter du courage. Il tousse, crache du sang, en perd beaucoup trop. Ma robe se teinte d'écarlate. Le liquide chaud roule sur mes hanches. Je pose une main tremblante sur le visage du vieil homme, qui  ferme les yeux, de douleur. Je lui demande d'une voix pleine de chagrin.
 
 "- Pourquoi ? C'est si stupide de privilégier mon existence à la tienne. Tu aurais pu partir et vivre une autre vie, tu aurais pu échapper à la mort, à cette douleur."
 
 Mon cœur saigne, et je ne peux pas réparer cette blessure, mon âme toute entière pleure. Les larmes roulent sur le sol, celles de Christopher s'échappent de ses yeux . Il me regarde avec une tendresse incroyable, et me sourit avec amour, comme si il ne s'était pas fait déchirer de part en part. Comme si l'enfer dans lequel nous nous trouvions n'existait simplement pas. Il répond simplement.
 
 "- L'être humain est une créature stupide mon Altesse. Je ne puis fuir en vous laissant derrière, tandis que vous ne m'avez jamais abandonné. Un jour, j'ai été humain, j'ai fui. Ma fille est morte en hurlant de douleur, broyée, brisée..."
 
 Une larme s'écrase sur mon visage marqué par la peur et la tristesse.
 
 "- Elle est morte, dans de terribles souffrances. Vous êtes comme elle, si douce, si belle, tellement honnête et joyeuse. Quand vous chantez, j'ai l'impression d'assister à un spectacle divin. Ma douce et belle Princesse, je vous aime comme ma propre enfant, plus que ma propre vie. Préservez-vous, évitez de salir vos vêtements avec des tâches difficiles à enlever, tout le monde ne sait pas laver le linge comme moi. Profitez de chacun de vos instants, même si ils paraissent ridicules comparés aux malheurs qui pourraient s'abattre. Restez forte, courageuse, ne changez jamais. Je vous aime à jamais, pour toujours, de toute mon âme Mademoiselle Inori."
 
 Je ne peux plus parler, ma gorge est trop serrée. Seuls mes yeux sont capables d'exprimer ce que je ressens. De la gratitude, de l'amour, de la tristesse, de la joie, de la peur.... Je ne sais plus ce qui est vrai ou ce qui est faux. Je déglutis difficilement, et pose ma main sur son visage. Il m'a appelée par mon nom, par mon vrai nom ! Je l'embrasse tendrement sur le front, lui transmet tout ce que je ressens dans ce simple baiser. Une fois de plus, sa voix chuchote.
 
 "- Fuyez, mon corps ne tiendra bientôt plus. Il y a une sortie juste derrière vous. J'aurais aimé que vous me chantiez une berceuse dans mes derniers instants, quel dommage."
 
 Il sourit encore, me rendant encore plus triste. Alors enfin j'arrive à parler, et je lui dit seulement.
 
 "- Je chanterais pour ton salut, pour le repos de ton âme, et celui de ton enfant. Écoute mon cœur battre quand ma voix résonne, même si tu es loin, ce sera pour toi."
 
Christopher ne sourit plus, il pleure, comme moi. Ses yeux sont noyés par les larmes, le regret et la joie. Même si son visage blessé exprime de la tristesse, je le sens apaisé. Soudain, un autre craquement sinistre retentit. Alors sans plus de regard en arrière, je me tourne et rampe vers la sortie, passant par le trou indiqué. Je sort du bâtiment, rejoignant les autres. Et sans plus tarder, alors que l'enfer faisait rage, et que les flammes tuaient toutes les choses qui m'étaient précieuses, je me mis à chanter, de toute mon âme, du mieux que je pu. J'exprimais ma colère, ma tristesse, mon désir de soulager mon sauveur qui venait de sacrifier sa vie.


"Le ciel de nuages est envahi
Dans les ténèbres se perd ton esprit
La solitude qui te rend fou
Le désespoir qui te semble si doux
Au milieu des ruines de ton existence tu te perds
Laisse donc exploser ta colère
 


Ton visage baigné par la lumière est d'une incroyable beauté

Tes traits douloureux détruisent mon cœur désormais déchiré

Mon existence à jamais, tu as marqué

Le Tout Puissant priera pour ta paix

Les Anges viendront te bercer de douces mélodies, ton sommeil enfin sera apaisé

Loin de toi, le malheur sera désormais

Jamais je te t'oublierai
 
Quand tu seras tenté par les vices
Ne te laisse pas envahir par la malice
Lève tes yeux vers la voûte céleste
Exprime ta peur, tes désirs, tes regrets mais ne fait pas un geste
Tes paroles seront écoutées
Tes paroles seront jugées
 
 
Ton visage baigné par la lumière est d'une incroyable beauté. 
Tes traits douloureux détruisent mon cœur désormais déchiré

Mon existence à jamais, tu as marqué
Le tout puissant priera pour ta paix

Les Anges viendront te bercer de douces mélodies, ton sommeil enfin sera apaisé

Loin de toi, le malheur sera désormais

Jamais je te t'oublierais



 
 
Ton existence désormais sera changée
Les ruines, de tes pensées, seront chassées
Lève les yeux, regarde ce soleil
Qui de ses rayons doux comme le miel
T'apportera la lumière que tu cherches désespérément
Te guidera vers ceux que tu aimes intensément
"


Tristesse, douleur. Cette journée pourtant normale était devenue une chose horrible, quelque chose que je ne veux plus jamais vivre. Je ne me suis arrêtée de chanter que lorsque le feu a cessé de brûler. Seulement quand je fus absolument sûre que l'âme Christopher avait enfin trouvé la paix. Quand j'ai cherché sous les décombres pour le trouver, son visage souriait. Le feu avait ravagé son corps, mais son visage épargné, exprimait un sourire de plénitude. La tristesse me déchira. J'espérais de tout cœur qu'il ne souffrait plus, lui dont je pouvais encore entendre les cris de douleur et de détresse...

 Un grand malheur venait de s'abattre sur ma famille, mais plus grand encore, était celui qui allait suivre.
 
 C'est texte m'appartienne intégralement, vous pouvez vous en inspirer, mais je vous serais gré de ne pas vous faire passer pour leur auteur. Merci beaucoup.
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MessageSujet: Re: Histoire de Mizuki Yuzuhira Mer 26 Juin - 14:19

Bon, je t'avais promis un commentaire et même sans cette promesse, je l'aurai fait ! En cours de français, en discutant sur le sujet de réflexion, ma prof nous a appris à toujours mettre l'avis qui l'emporte (négatif ou positif) à la fin. Je vais écouter ses prodigieux conseils et les appliquer en commençant par ce que j'apprécie le moins pour finir par ce qui est merveilleux, à mon sens.

Tout d'abord, j'ai trouvé beaucoup de répétitions au niveau des mots "Mère" et "Père" dans la première partie. À lire, c'était un peu lourd. De plus, ce n'est que mon avis, je trouve qu'il y a beaucoup de points dans ton texte. Tu pourrais rallonger les phrases, utiliser des virgules ou des points-virgules par exemple, car j'ai trouvé l'histoire pas aussi fluide qu'elle aurait dû être, coupée par autant de points. Et pour terminer ce début, malgré le fait que des enfants de "hautes bourgeoisie" on va dire, reçoit une éducation stricte pour se tenir bien en société, le langage de Mizuki était un peu trop soutenu à mon sens, pour une fillette de 7 ans.

Par la suite, je trouve ton histoire digne d'un roman, sans éléments trop farfelus, avec un contexte simple et agréable à lire. En effet, tu n'as pas cherché à créer un monde original et propre à ton imagination mais plutôt un univers banal, sans problème, avec un élément déclencheur qui perturbe la vie des protagonistes. Les émotions sont extrêmement bien ressenties, on a envie de pleurer avec Mizuki, ce qui est génial dans un sens. Les actions ne sont n'y a trop longues, ni bâclées même si a mon sens l'arrivée du majordome dans la chambre en flammes de la fillette n'est pas été souligné, l'histoire est en résumé, merveilleusement bien écrite. Le plus, c'est cette absence de fautes d'orthographe flagrantes ! Tu mérites d'être vénérée.
Les dialogues ne sont ni trop présents, ni trop absents, simplement dosé vis-à-vis du texte, et les paroles sont remplies d'émotions que l'on peut percevoir même si l'on ne les entend pas. J'adore tout simplement la chanson, simple comme le reste, avec toujours ces sentiments fulgurants.

Donc, je pense que tu l'auras comprise, ton histoire est tout simplement un petit chef-d'oeuvre. Je ne me suis pas ennuyée, et j'ai même envie de connaître la suite. Merci de nous avoir fait partager ton écrit ! :biiz:
puis de toute façon, je savais déjà que tu écrivais bien avec tes RPs que tu nous fais...

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MessageSujet: Re: Histoire de Mizuki Yuzuhira Mer 26 Juin - 15:49

Merci Wolverine d'avoir prit la peine de lire et de critiquer mon texte ♥ Ça me touche !
Pour les répétitions des mots "Père" et "Mère" tu a tout à fait raison. A vrai dire, je ne pouvais pas les appeler Maman et Papa puisque dans la haute société, ça ne se faisait pas. J'ai été à cours de mots !! Désolé ^^.
Par la suite pour les points, c'est une sorte de style que je prend avec Mizuki. Les phrases sont plus courtes. Si on les compares à Boule Foudroyante chez qui je met des virgules partout, les points étaient en quelque sorte un objectif recherché. Mais sans doutes ais-je échoué dans cette partie XD. J'éviterais de faire des phrases trop courtes pour la suite !
Et pour la langage de Mizuki, je trouve ta remarque pertinente. De nos jour une jeune fille de 7 ans ne s'adresserait jamais à nous de la sorte, il est vrai =). Mais imagine qu'à l'époque, un enfant était bercé de ce langage soutenu en permanence quand il faisait partit d'une famille noble. Je me voyais mal la faire parler comme ma petite sœur 8D.
Après, je pense que ce n'est pas tellement le langage qui t'a gêné, mais sans doutes la maturité soudaine dont-elle fait preuve quand elle s'adresse à son Majordome. Pour tout te dire, quand j'ai écris "Requiem" j'ai un peu perdu de vue qu'elle était censée n'avoir que 7 ans... Je me suis trop, laissée emportée, ce qui est quand même un grosse erreur XD.

Pour les fautes d'orthographe, j'ai un grand secret =). Ma mère et ma Tante sont de fabuleuses correctrices ♥. J'ai triché en quelque sorte 8D.
Je suis surprise que la chanson t'ai plus. Parce que lorsque mes correctrices ont lu mon écrit, elles n'ont pas eue envie de la lire pour savoir la suite XD. Elles n'ont pas du tout aimé en plus !
Merci de m'avoir donné ton avis ! Il était constructif et je tâcherais de donner une suite sans toutes les erreurs que tu as su souligner !
Je t'aime Wolverine ♥♥♥♥
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MessageSujet: Re: Histoire de Mizuki Yuzuhira Jeu 27 Juin - 21:26

Désolée de squatter ton message mais le
Boule Foudroyante a écrit:
Il fait tout noir, si noir...
ça m'a fait pensé à ça :

"Ça va être tout noir !
-TA GU**LE !" #Rrrr

Bref. :lol!:

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MessageSujet: Re: Histoire de Mizuki Yuzuhira Sam 5 Avr - 5:07

Mouééééééééhéhéhéhéh ! Mais c'est que tu as de bonnes références 8D Quand je pense à Rrrr c'est ça qui me vient à l'esprit : "Excusez moi, poussez-vous... Excusez moi, poussez-vous... Excusez moi, poussez-vous... Excusez-vous, poussez-moi..." XD

Je me permet de poster la suite de l'histoire comme j'aurai dû le faire depuis très très longtemps ! Les critiques qu'elles soient bonnes ou mauvaises sont toujours les bienvenues !

Merci de ne pas avoir supprimé ce sujet, je t'en suis sincèrement reconnaissante ♥


Mizuki



Voie Lactée




Dans un ciel bleu si sombre qu'il me semble noir, les étoiles scintillent, y apportant ainsi, une once de lumière. La lune baigne mon visage de ses  rayons opalescents. J'ai beau chaque soir, admirer ce même ciel et ces mêmes astres, mes yeux ne cessent jamais de s'émerveiller. Sa beauté envoûtante, mystique et inchangeante... la seule chose qui m'est encore agréablement familière. La seule chose qui m'assure encore chaque jours que je suis bien vivante, m'illuminant à la tombée de la nuit de son pâle et rassurant éclat.

Je tend la main vers l'un des milliards astres scintillants. Comme chaque soir, je fais mine d’attraper l'une des étoiles... que dis-je, mon étoile ! Celle-ci, je l'ai choisie parmi des centaines, des milliers, des millions d'autres. Je ne l'ai pas appréciée pour ses atouts visuels. Ce n'est pas celle qui brille le plus intensément. Elle n'a rien de particulier, à l’œil nu, elle est méconnaissable, pour ceux qui ne savent que regarder. Je ne la reconnais pas avec mes yeux, ils me suffit simplement de tendre la main, pour ensuite suivre les battements de mon cœur. Ce doit sans doutes paraître invraisemblable dit comme cela. Pourtant, il faut reconnaitre qu'il existe certaines choses inexplicables à l'aide de simples mots, il faut les avoir vues, les avoir senties...
Je pose ensuite ma main sur ma poitrine. Mon cœur se serre douloureusement. Le soir du brasier, il y a tout juste deux ans, j'ai fait une promesse. Une promesse, que je me dois de tenir, quoi qu'il advienne. J'ai juré à Christopher que je suivrai ma voie. Que je suivrai cette étoile qui m'a toujours appelée. Parce que ce soir là, j'ai compris qu'il m'avait sauvée dans l'espoir que je vive pour moi, mais aussi pour lui. Dans l'espoir que j'accomplisse les désirs qu'il n'a jamais pu assouvir. En ces deux longues années, dévorée par la tristesse, le regret, la culpabilité et le doute, je me suis souvent perdue. J'ai souvent confondu mon étoile avec celle d'un autre. J'adressai parfois mes vœux au mauvais éclat argenté.
Mais malgré tout, je savais que quelque part, il y avait une place, rien que pour moi. Que moi aussi, j'avais le droit de vivre. Je ne brille pas aussi fort que certaines personnes. Je ne suis pas aussi amusante ni aussi charismatique. Pourtant, je scintille à ma façon. Même si mon éclat à parfois décliné, désormais, je brille, plus que jamais.

Regarde-moi. Toi, ma lumière, toi, Christopher qui m'a appris bien plus que mes parents n'ont pu le faire. Toi qui était toujours si fier. Toi qui n'a jamais douté de moi, si bien que j'ai toujours été totalement incapable de te mentirn ne me quittes pas. C'est un désir égoïste, mais j'ai encore besoin de ta présence, encore un peu, juste pour être sûre du fait, que je retrouverai toujours mon chemin... Juste pour ne pas me sentir seule durant ces froides nuits silencieuses. Afin d'apaiser mon sommeil encore agité, sous la belle voie lactée... S'il te plait...
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MessageSujet: Re: Histoire de Mizuki Yuzuhira Sam 5 Avr - 5:33


Mizuki



Ne perds jamais la foi




Je regarde furtivement à droite, puis à gauche. Dans la ruelle vide et sombre je ne vois ni n'entends qui que ce soit. Dois-je penser que personne ne m'a suivie ? Trop soucieuse, je décide quand même de m'enfoncer un peu plus dans les dédales de chemins pavés. Mes pieds nus, habillements enroulés dans un morceau deux morceaux de tissus sales ne font pas un bruit. Mes yeux scrutent les murs des bâtiments. J'ai l'impression que les fenêtres sont de grands yeux et qu'elles me fixent d'un air mauvais. Je serre mon butin contre ma poitrine en avançant plus vite. Je tremble presque, me sens coupable. Je ne veux pas être regardée ainsi...
La rue que je suivais débouche sur une grande place. Partout, des Dames fort bien vêtues. Des Messieurs élégants, des enfants ronds, roses et souriants. Je baisse les yeux vers mes haillons et mes chaussures improvisées. La honte s'empare de mon être et se mêle à tous les sentiments que je tente de garder enfermés. Je recule, tente de me tapir dans l'ombre. Je veux fuir, je veux partir. Je suis devenue laide, pouilleuse. J'ai commencer à voler pour assouvir mes besoins primaires. Je me sens mal. J'ai perdu tout ce que j'avais, il ne me reste... plus rien...

Ma gorge se serre, je veux hurler ma détresse. Mais je ne me le permet pas, à cause d'une phrase que me répétait souvent ma mère : " Une jeune fille bien éduquée, n'affichera jamais son malêtre. ". Je m'accroche désespérément à cette règle de bien séance.

Je me retourne vivement et me met à courir, presque, les yeux fermés. J'ai beau essayer, de toutes mes forces, je n'y arrive plus. Je suis toujours un peu plus perdue. La nuit, je n’aperçois plus que quelques très rares étoiles, la mienne n'en fait plus partie. J'ai peur. Peur qu'elle soit éteinte. Peur de ne plus retrouver aucun chemin. Peur de m'éteindre à mon tour, dans le plus grand silence. Mes pieds s'affolent et se mélangent. Je chute, tombe sur le sol, sans lâcher mon paquet, ne le tenant que plus fermement encore. Je me redresse, grimace de douleur, les yeux humides et reprend de plus belle ma course folle. Je ne vois, n'entends ni ne sens rien d'autre que mon pouls battant dessous mes tempes, ainsi que mes genoux dont le sang s'écoule en fin sillons.

Je m'arrête seulement quand je suis rentrée " chez moi ". Par ce terme, je désigne un bâtiment abandonné. J'y entre, les muscles des jambes en feu, le rouge aux joues, l'esprit vide et le souffle court. Je marche sur un sol défoncé, où des morceaux de toit rongés par les parasites donnent inhabitable au refuge de fortune dont les murs tiennent à peine debout. Le pain volé précédemment, tout contre mon torse, je vais discrètement me tapir dans un coin sombre. Je m'assois sur des cartons soigneusement étalés. Enfin seule, je dévore le pain, manquant d'emporter mes doigts. Le creux de mon estomac se sombre. Je pousse un soupir, me sentant presque ballonnée d'avoir autant mangé d'une traite. Je me sens soudainement guillerette, l'envie de rire me prend sans aucune raison. Puis celle de pleurer refait surface.
Vais-je devoir voler encore ? Pendant combien de temps vais-je accomplir de tels méfaits ? Comment réagiraient mes parents s'ils savaient que je suis une odieuse criminelle ? Que me dirait Christopher, s'il apprenait que je suis désormais une pécheresse vouée à l'enfer ? Je pose mes yeux sur mes mains boursouflées, couvertes d'engelures : ce ne sont plus des mains...
Comme j'ai volé avec les deux. Ça veut dire que si je suis attrapée par un policier, il me les coupera comme une seule ?
Je ne retiens plus mes larmes. J'ai peur, je veux vivre, je veux garder ces mains laides et douloureuses, j'ai froid, j'ai soif, j'ai sommeil... continuellement.
Je me recroqueville, secouée de sanglots et me balance d'avant en arrière. Les seuls et premiers mots que je hurle en pleurant m'arrachent la gorge, pourtant, je les répètes, encore et encore, dans l'espoir d'être enfin entendue :
" Accordez-moi votre pardon ! "
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MessageSujet: Re: Histoire de Mizuki Yuzuhira Sam 5 Avr - 5:57


Mizuki



Descente aux Enfers




Je me souviens vaguement d'un jour où je jouais dans la serre. Le parfum des fleurs embaumait délicatement l'air ambiant. Ce jour-là, avait été jusque là, parfaitement semblable aux autres. Il entrait dans une sorte de quotidien, qui ne cessait de se répéter. Rien ne venait perturber le calme constant du Manoir. Comme si je vivais dans une sorte de prison faite de cristal. Je ne voyais personne entrer, ni même sortir. Moi-même, j'étais contrainte de passer ma vie dans cette immense bâtisse.
Nous étions riches grâce au statut social de mon père. Depuis ma naissance j'étais soumise à un enseignement sévère. J'avais par conséquent, l'habitude de rester assise des heures durant, à attendre que l'on me donne peut-être la parole. Docile, calme et patiente. Telles étaient les premières qualités qu'exigeaient ma génitrice. Elle voulait me façonner à son ilage. Telle une statue d'argile, je la laissait me retoucher encore et encore, jusqu'à la perfection.
Je m'étais habituée à ce train-train ennuyeux. Ou plutôt, j'avais accepté l'évidence sans rechigner. Juste en hochant la tête, sans un mot superflu. Ma mère n'aurait, de toute façon, pas supporté un quelconque refus.
C'était donc âgée de 7 ans, un lapin blanc en peluche contre la poitrine que je m'étais assise au pied du plus grand arbre de la serre. J'avais depuis le dôme de verre, fixé les nuages aux formes variées dansant dans le ciel avant de m'adosser contre l'écorce. J'avais fini par m'endormir en cet après-midi d'août, profitant d'un moment de paix et de solitude, loin de mes précepteurs aux explications soporifiques.
Je me demande maintenant, comment ma vie se serait terminée si le Manoir n'avait pas brûlé. J'aurais été mariée à un riche noble. Il ne m'aurait vue que comme une poule, tout juste bonne à pondre des descendants. Ma vie serait restée morne et oisive...
Je me suis toujours contentée d'être, ce que l'on voulait que je sois. De part mon éducation, ma facilité à prendre sur moi, ainsi qu'à ma présence discrète, effacée et timide. Passant constamment mes désirs au second plan. Pour finalement les laisser disparaitre, pour ne plus ressembler qu'à une poupée de porcelaine personnalisable...
Je portais ma robe préférée. Pleine de froufrous, de dentelles et de rubans blancs. Un corsage et une jupe ample pourpre. J'avais mis un ras-du-cou sur ma peluche, pour que personne ne doute du fait qu'elle m'appartenais. Réduite à l'état de cendres lors de l'incendie, je ne l'aie plus jamais serrée contre mon cœur.
Par ailleurs, je n'ai plus de nouvelles, et n'en ais jamais eues, de mes géniteurs. Sont-ils vivants, blessés, morts... Peu m'importe. Au final; ils n'étaient rien de plus que de durs professeurs se pavanant aux soirées mondaines, me laissant assise sur une chaise, un sourire idiot collé sur le visage pour les invités qui passeraient près de moi.
Maintenant supposée orpheline, j'ai été ramassée, puis on s'est débarrassé de moi dans un couvent après 3 ans d'errance misérable.
Je dois avoir aux alentours de 16-18 ans maintenant. Mes yeux verts sont ternis et n’émettent plus aucune lueur. Mes longs cheveux châtains tressés semblent secs, eux qui étaient autrefois si soyeux. Mon teint de porcelaine grâce auquel j'étais sans cesse comparée à une belle poupée, laisse désormais penser que je suis constamment malade tellement je suis devenue blafarde. Des doigts fins, pourris de cloques aux ongles sales et rongés.
Ma date d'anniversaire n'a plus d'importance, si bien que j'ai fini par l'oublier. Ce n'est rien de plus qu'un douloureux souvenir étreignant mon cœur. Me rappelant, que tout n'était pas si noir... Je n'espère plus rien, ainsi, je ne suis jamais déçu, je suis toujours surprise. A part mon nom que parfois je ne reconnais pas, plus rien ne me fait réagir. Peut-être que si je m'étais affirmée au lieu de souhaiter disparaître... je ne ressemblerai pas à une âme en peine, dans une corps maigre et décharné, l'empêchant de mourir et d'abréger ses souffrances.
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MessageSujet: Re: Histoire de Mizuki Yuzuhira Sam 5 Avr - 12:26

J'adore ton style d'écriture *^* tu comptes l'éditer, plus tard ? Parce que, sincèrement, je suis quasiment sûr que tu auras ta chance. En tous cas, ne t'arrête surtout pas d'écrire. C'est magnifique ! <3

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MessageSujet: Re: Histoire de Mizuki Yuzuhira Sam 5 Avr - 22:58

Merci, ton compliment me touche :oops:.
En ce qui concerne la question de l'édition je n'y avais pas songé. Même si l'histoire n'est pas du tout finie, j'ai peur qu'elle ne soit pas assez longue. Et puis c'est tellement invraisemblable ce que tu me dis là, que je suis prise au dépourvu 8D.
Je vais essayer de poster la suite prochainement ! Il est aussi probable que j'ouvre un autre sujet, puisque j'ai une autre histoire que j'aimerai faire partager X).
Merci d'avoir prit du temps pour me lire Flammy ♥️

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MessageSujet: Re: Histoire de Mizuki Yuzuhira Dim 6 Avr - 11:39

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MessageSujet: Re: Histoire de Mizuki Yuzuhira

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